Carlos Llano engagé pour que les enfants retrouvent le sourire

Carlos a couru The Track en 2015 et l’Ultra Africa Race en 2017. Aujourd’hui, nous avons envie de partager un autre challenge auquel ce coureur espagnol se consacre depuis plusieurs années. Un engagement exigeant auprès des victimes du VIH au Burkina Faso.

 

 

 

 

La Rencontre

 

Carlos n’avait aucune attache concrète avec le continent africain. Mais une attirance de longue date et l’envie d’aller le découvrir. Et c’est la course qui va le conduire à réaliser ce rêve. En 2012, il court le challenge Epic 5 pour récolter des fonds utiles au projet Wend Be Ne Do mené au Burkina. L’année suivante, il s’y rend pour coopérer… et en tombe définitivement amoureux.

Carlos souligne que l’Afrique change indéniablement ses visiteurs. « Il n’y a pas de plus bel endroit au monde. La nature sauvage, l’humanité des africains. C’est un lieu vraiment unique, incomparable au reste du monde »

 

Ce séjour lui apprend que la plupart des projets locaux sont soutenus ou menés par des gens attachés à l’église. Wend Be Ne Do n’échappe pas à la règle. Le projet fédère des hommes et femmes soucieux de lutter contre la pandémie très présente dans les pays du Sahel. Qu’ils soient salariés ou bénévoles, ils viennent en aide aux victimes adultes et enfants et notamment aux orphelins de parents décédés de cette maladie.

 

 

 

 

Le Burkina Faso, enclavé dans des terres arides, sans façade maritime, est le troisième pays le plus pauvre du monde.

Dans ce coin de l’Afrique profonde où la sécheresse rend si hasardeuse l’agriculture de subsistance, il est aussi difficile de développer le tourisme. Dans de telles conditions, on imagine l’isolement des malades. Mais Carlos souligne « Les gens ici sont inégalables ; la noblesse de l’être humain apparaît quand il dépasse les difficultés et la souffrance. »

 

 

Childhood Smile, une ONG pour offrir un futur aux enfants

 

La bonne volonté et l’envie d’aider les autres peuvent apporter beaucoup. Mais Carlos voulait faire plus. Pour se donner les moyens de soutenir au mieux ce projet, il a créé Childhood Smile, une association devenue ONG agréée.

 

Aujourd’hui portée par trois permanents et une solide équipe de volontaires locaux, elle soutient plus de 600 bénéficiaires et 340 enfants. Childhood Smile est déjà une grande famille.

 

 

 

 

Les objectifs sont à la fois simplement humains et ambitieux :

  • Accueillir, écouter, évaluer, restaurer quelques vies marquées par le sida
  • Améliorer la santé de beaucoup de victimes, en stabilisant la charge virale, en assurant la prévention et le traitement
  • Améliorer la situation psychique et morale des utilisateurs du programme

 

Carlos est heureux de pouvoir compter sur l’appui de l’administration locale mais c’est bien entendu l’engagement et le travail quotidien sur place qui portent d’abord leurs fruits.

Quand il évoque les « résultats » obtenus, il ne s’agit pas de chiffres. « Ici, il est difficile d’avoir des données dignes de foi. Je peux dire que j’ai connu des enfants orphelins, des enfants très malades du VIH qui aujourd’hui vont à l’école et ne souffrent plus de malnutrition. Nous avons réussi à leur donner un peu d’espérance ».

Le modeste site ongchildhoodsmile.blogspot.com dévoile aussi comment l’équipe tente de fournir des bicyclettes aux enfants pour parcourir les 20 kilomètres qui les séparent de l’école…

La démarche de Childhood Smile est ainsi jalonnée de douleurs comme le décès de Bouba qui était suivi depuis la création et de bonheurs comme le départ imminent de Zoenabo, première des jeunes filles suivies par l’ONG  à entrer à l’université.

 

 

 

 

 

Des projets, des efforts et de l’espoir

 

Bien sûr, ce sont les ressources économiques qui manquent le plus souvent. Mais l’ONG enchaîne et concrétise de beaux projets comme la construction d’une salle polyvalente qui accueille une bibliothèque et l’installation d’une salle informatique. Donner aux enfants l’accès à internet et les outils pour s’ouvrir au monde, voilà un beau projet. Tout comme celui d’ouvrir dans quelques mois un atelier de couture pour trois des jeunes accompagnés.

 

Vous vous en doutez, cette vaillante équipe serait ravie de recevoir des livres en français pour la bibliothèque, toute sorte de matériel informatique et bientôt peut-être des outils utiles à la confection…

 

 

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