NomaDidge, le voyage en musique

Vous avez peut-être lu notre article consacré à Gregory Zwingelstein et à sa passion du didgeridoo. Dans ce cas, vous serez heureux d’apprendre que le festival qu’il espérait créer a joué sa première partition en 2018. Il fait partie des projets que nous soutenons et qui nous tiennent à cœur. C’est NomaDidge. Et si vous ignorez à quoi ressemblent le didgeridoo et ses sons venus du fond des âges, c’est par ici… 

 

 

Un festival innovant et à taille humaine

 

Grâce à son réseau d’amis, musiciens, didgemakers et autres passionnés, Gregory a pu donner corps à son projet. NomaDidge a ensoleillé Saint Jean du Gard pendant 3 jours. Loin des grosses productions, l’évènement familial et convivial a pourtant nécessité un gros travail.

Il faut dire que la philosophie du festival réclame un sens accru de l’organisation.

 

 

 

 

Il s’agit de sensibiliser un large public à l’art et la culture ancestrale australienne. Construire une offre musicale dense et de qualité tout en facilitant la transmission entre artistes et festivaliers. Vaste programme mêlant 16 concerts en salle de musiciens renommés et des ateliers où chacun peut apprendre à souffler, à fabriquer ou se perfectionner.

Ajoutez un parc ombragé, un marché artisanal, des activités ludiques et un camping réservé aux festivaliers ; Ce festival fait aussi le choix d’équipements consignés et réutilisables pour limiter son empreinte écologique.

Naturellement, la complicité de la mairie est indissociable de l’évènement et Gregory ajoute que « les 24 bénévoles au top » ont joué un rôle essentiel dans la sérénité ambiante, sans oublier de remercier Roadsign pour son soutien. Pour une première, on peut dire que c’est un succès.

Musique et partage sans frontières

 

 

 

 

Les meilleurs musiciens ont répondu à l’appel, venus d’Europe et d’ailleurs. Ce n’est pas le moindre atout de NomaDidge.

Vous viendrez en pensant découvrir le didgeridoo des aborigènes et une musique traditionnelle… Vous allez être surpris !

Vous aurez des frissons au son d’instruments insolites comme le cosmic bow ou le hand-pan. Vous n’en croirez pas vos oreilles en écoutant le mariage didgeridoo-percussions et d’inédits accents hip-hop, beatbox ou funky. A NomaDidge, la créativité n’a pas de frontières.

 

 

 

 

Gauthier Aubé, valeur sure du didgeridoo en Europe, met l’accent sur la qualité d’accueil des musiciens mais aussi sur le lien réel avec le public. « On est sur scène et en même temps festivaliers. Ici, il n’y a pas de distance, de coupure ».

 

Rudi Delarbre est connu des amateurs sous son nom de scène, Zalem. Pour cette première édition du festival, il se produisait en duo avec Adèle, autre joueuse de didgeridoo. Comme musicien, Il a apprécié les bonnes conditions techniques et la réceptivité du public dansant et chaleureux. Mais avec son compère Jeremy Nattagh, il jouait aussi le rôle d’ingé-son. « A priori, la salle pouvait paraître difficile à sonoriser. Mais avec un bon matériel, on a produit un son agréable et on a eu de bons retours ».

 

Pour présenter les artistes et animer les soirées de NomaDidge, il fallait trouver un maître de cérémonie pas ordinaire. Gregory avait déjà croisé Cedric Bertox sur un autre festival.

Cédric est magicien, à l’humour poétique et décalé, quelque peu hyperactif et habitué au rôle de chef d’orchestre. L’artiste souligne l’envie de partage et le côté très humain. « Les échanges sont faciles. Tout le monde peut raconter son histoire et être aussi dans l’écoute ».

Le présentateur quant à lui évoque un joyeux défi. « Beaucoup de prestations en trois soirs de concerts, donc beaucoup de travail. Les échanges naturels et spontanés entre spectateurs et artistes font que le timing est parfois difficile à tenir. Mais tout se fait dans le calme »

 

 

 

 

Habitué à toutes sortes d’évènements, Cédric ajoute que NomaDidge n’est pas un festival élitiste. « Pas besoin d’être un initié pour l’apprécier, pas de codes à respecter, un festival sans prétention, très bien organisé et vraiment accessible à tous. Un pari réussi ».

 

Côté organisation, rien n’aurait pu se faire sans bénévoles. Là encore, l’esprit de partage a fait des merveilles. Marine Arnal en faisait partie et le confirme « Dans l’esprit du festival, l’équipe de bénévoles s’est immédiatement comportée comme une famille. Ambiance détendue, entraide, quelques amitiés ont même vu le jour ». Ajoutons que la répartition des tâches selon les préférences et compétences de chacun a certainement facilité leur travail. En restant au service des festivaliers, ils ont même pu profiter des activités et des concerts.

 

 

 

 

On remet ça l’an prochain !

 

Prenez date dès maintenant. Nomadidge reviendra à Saint Jean du Gard en juillet 2019.

Pour la seconde édition, la commune a même demandé qu’un concert d’ouverture gratuit soit programmé dès le jeudi soir. Nos interlocuteurs reviendront sans doute et ne manquent pas d’arguments pour vous donner l’envie d’une escapade au pied des Cévennes.

Gauthier vous encourage à être curieux « Le didgeridoo est un instrument millénaire mais extrêmement simple avec des sons multiples. Il nous ramène à quelque chose de surprenant et facile à partager ».

Rudi insiste « L’ambiance est simple et chaleureuse. Un festival cocoon vraiment ouvert sur le monde ».

Quant à Cédric, il vous invite « La programmation est fraîche, diverse. Le festival est ludique et bienveillant. Il faut venir… maintenant ! ».

Marine se réjouit de la volonté de préserver la taille de l’évènement qui favorise le rapprochement entre artistes et public et les rencontres en général.

 

Notre seul conseil : NomaDidgez-vous !

 

 

 

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site NomaDidge !

Crédits Photos @Auka Sisa and @Didgeridoo Passion

 

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