PLASTIC ODYSSEY, formidable épopée du second millénaire

Plastic Odyssey a déjà les honneurs des médias. Brillante vision, défi technique et humain, challenge social, cette épopée lancée en 2016 a pour fil conducteur « Dépolluer pour avancer ». Rapide visite guidée d’un projet innovant à tous points de vue.

 

Ce projet enthousiasmant est né de l’esprit fertile de deux jeunes marins qui ont les pieds sur terre : Simon Bernard et Alexandre Dechelotte, tous deux officiers de marine marchande et ingénieurs ENSM*. Pour donner vie à Plastic Odyssey, Benjamin de Molliens et Bob Vrignaud, ingénieurs Icam* les ont rejoints.

Tous ont l’âme d’aventuriers, passionnés de nature, de progrès social et de nouvelles technologies.

 

 

Tour du monde en mer grâce aux déchets plastiques

 

Lors de ses escales, Simon a mesuré l’omniprésence des déchets plastiques qui finissent le plus souvent dans l’océan.

Depuis quelques temps déjà, des expéditions visent à dépolluer les mers. Pour lui, il fallait à l’inverse commencer par nettoyer les zones côtières pauvres et polluées, particulièrement en Amérique du sud, Afrique et Asie. Mais que faire des déchets collectés ?

Avec Alexandre, ils imaginent bien vite un laboratoire flottant qui, de port en port, récupère et recycle les déchets plastiques pour les transformer en carburant.

Le support du projet Plastic Odyssey sera donc un catamaran de 25m propulsé grâce aux plastiques non recyclables.

 

 

A bord, une unité de recyclage low-tech de la taille d’un conteneur standard transformera le plastique en diesel ou essence. La technique existe déjà à grande échelle aux Etats-Unis, il faudra la miniaturiser ! Voilà pour l’axe fondateur du projet.

 

Recyclage local des plastiques pour lutter contre la pauvreté

 

Epris d’économie circulaire, Alexandre voit aussi dans le projet un moyen de réduire la pauvreté. Une partie des déchets collectés est recyclable mais les zones concernées ne disposent pas d’équipements adéquats. Le navire s’équipera de matériels de tri et accueillera des ateliers de recyclage pour les populations locales.

Initier un réseau de micro-entreprises de recyclage et grâce aux technologies embarquées, redonner de la valeur à ces déchets. Un premier pas vers la réduction de la pollution côtière. Voilà le second objectif de Plastic Odyssey.

 

 

 

Trois machines pour dépolluer, entreprendre et avancer

 

Imaginez le déploiement de matière grise nécessaire à la mise en œuvre d’un tel projet !

Benjamin, en charge du financement et des partenariats, nous éclaire sur les futurs processus de transformation embarqués :

-Un scanner plastique semi manuel inspiré de la spectroscopie infrarouge utilisée sur certaines chaînes de tri industriel, développé en partenariat avec Sup Optique et l’Ensam,

-Une extrudeuse adaptée au modelage de produits semi-finis comme des profilés utiles à la confection de meubles, de tuiles, briques, etc. Développée avec le concours de Daniel Froelich, expert en éco conception industrielle,

-Un pyrolyseur adapté à la transformation de plastique en gaz et carburant, développé en partenariat avec SARP Industrie, filiale de Veolia et le CEFREPADE*.

 

Au sein de l’équipe, Bob coordonne le développement et la fabrication. Une responsabilité essentielle puisque naturellement Plastic Odyssey prévoit d’embarquer des machines bon marché, de petite taille, simple à utiliser et facilement réparables. A terme, le projet prévoit leur production en série pour équiper les petits entrepreneurs en recyclage des zones polluées.

 

 

Course contre la montre pour un projet interactif

 

Deux ans déjà que les 4 aventuriers de Plastic Odyssey y travaillent à plein temps. Une étape majeure a eu lieu le 15 juin. Le prototype du navire construit grâce aux investisseurs et avec l’aide de Roland Jourdain et Michel Desjoyaux a été présenté à Concarneau. Ensuite viendra la phase de construction du navire amiral.

Trois ans d’expédition de mars 2020 à 2023, balisée d’une trentaine d’escale sur 3 continents.

 

                       Prototype 1

 

Benjamin de Molliens évoque une organisation d’envergure : un parcours d’escales tracé en fonction de l’urgence locale, une route maritime étudiée en fonction des impératifs techniques (lenteur du navire, vents, risques de piraterie, etc) et des escales de trois semaines avec un objectif social qui nécessite de trouver des relais locaux fiables. Enfin, la constitution d’équipages tournant de 6 à 7 personnes naturellement pilotés par Simon et Alex. Heureusement, de nombreux bénévoles aux compétences diverses apportent déjà leur aide.

 

Interactif par essence, Plastic Odyssey embarquera caméraman et preneur de son pour des échanges en direct via les réseaux sociaux. Pour une large sensibilisation à la pollution plastique, il est même question de réaliser un documentaire.

En attendant, Benjamin rappelle les besoins cruciaux du moment « Un tel projet nécessite plusieurs millions de financement que nous n’avons pas encore atteints. D’autre part, nous avons besoin d’étoffer encore les partenariats techniques, notamment sur l’adaptation de la pyrolyse au bateau ».

 

 

Et après ?

 

Une fois le navire rentré au port viendra la phase d’expansion du projet. Il faudra gérer la fabrication des machines et la mise en ligne des plans et tutoriels nécessaires à leur assemblage sur les lieux d’utilisation.

Enfin, Plastic Odyssey envisage la création d’un collectif, sorte de coalition internationale de protection de la mer centrée sur le recyclage.

 

L’exploration, ils la voient d’abord comme un moyen d’aider au développement d’économies locales.

Benjamin ajoute qu’ils se vivent plutôt comme des explorateurs de l’innovation sociale.

 

Pour mémoire, le synonyme d’odyssée, c’est aventure !

Même si – contrairement à celle d’Ulysse – celle-ci est parfaitement choisie, on ose un clin d’œil : « Heureux qui comme Simon, Alexandre, Benjamin et Bob vont faire un beau voyage… »

What an amazing Project…We wish you good luck!

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