Quand Roadsign faisait son Tour de France

Roadsign est d’humeur voyageuse et court habituellement la planète. En cette période où les rencontres se font rares, nous voilà un peu nostalgiques mais revigorés en pensant à nos 5 années passées dans la caravane du Tour de France. Un souvenir marquant pour les équipiers qui nous ont accompagnés d’étapes en étapes, pendant un ou plusieurs étés.

[ La caravane : un évènement au cœur de… l’évènement ]

Plus que centenaire, le Tour de France a acquis une renommée mondiale en tant que grand évènement sportif mais aussi grâce à sa fameuse caravane officiellement créée en 1930. Emblème de l’Australie et liée à l’aventure, Roadsign a rejoint la caravane du Tour en arborant sur ses véhicules un kangourou. Cet animal dynamique – peu commun sur les routes de l’hexagone –  s’est révélé un excellent outil de communication pour faire mieux connaître la marque en Europe. 

Plus qu’un simple défilé de sponsors, la caravane créé une ambiance qui rappelle un peu le carnaval ou les fêtes de villages. Un spectacle familial et gratuit accessible à tous. Près de 50% des spectateurs s’installeraient le long du parcours pour profiter de son passage plutôt que de la course ! Son succès repose cependant sur une organisation rigoureuse et l’implication sans faille des équipiers recrutés par les marques pour l’occasion.

[ Les caravaniers font (aussi) le succès du Tour ]

Intégrer la caravane Roadsign a été une expérience extraordinaire. C’est ce que disent, bien des années après, nombre d’équipiers recrutés par Jérôme Lollier pendant ces cinq années. Tous étaient étudiants, intéressés par le sport, la communication et l’évènementiel.

Aurore Lepaintre nous a rejoints en qualité d’hôtesse distributrice de goodies en 2006 et 2007. « Notre mission ne se résume pas à un joli sourire » dit-elle. Il faut chaque jour nettoyer le véhicule, assister au briefing de l’étape, préparer le déroulé de la journée avec son chauffeur, etc. « Entre rires, rencontres et rigueur, c’était intense et très formateur. Cela m’a beaucoup appris. »

En 2008, Marlène a repris le flambeau. Elle se rappelle avoir été impressionnée par le public très démonstratif et l’ambiance familiale de la caravane Roadsign. « Ce que j’ai le plus aimé, c’est le côté aventure, on est porté par l’énergie du Tour de France. »

La même année, un étudiant en marketing du sport, Alexandre Bailleul a pris le volant de l’un de nos vans et partagé sur internet des photos et vidéos des coulisses du Tour vu depuis la caravane Roadsign. Il affirme que c’était une mission parfaite pour engranger une nouvelle expérience professionnelle sur l’un des évènements phare du sport. « Ce travail est très axé sur le relationnel, que ce soit avec ses coéquipiers, le public ou les autres caravaniers. La bonne humeur est évidemment de rigueur. »

En 2009, tout juste sorti d‘une formation de journaliste, Jean-Baptiste réalise son rêve de gosse grâce à Roadsign ! Né aux pieds des mythiques cols pyrénéens dans une famille passionnée de cyclisme, le Tour de France et la caravane le faisaient rêver. Il intègre l’équipe pour distribuer des goodies, conduire quelquefois mais aussi réaliser des vidéos pour notre blog.

« C’était passionnant… L’ambiance était détendue mais les journées étaient longues. On était là pour bosser et il fallait être polyvalent… Je ne connaissais pas la marque mais je me suis vite rendu compte que je partageais avec Roadsign des valeurs communes. »

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Pendant nos 5 années sur le Tour, Emmanuelle Graziano a été notre Cheffe de caravane. Son rôle ? Gérer les équipes, les changements d’hébergement chaque jour, les véhicules et le stock de goodies, être l’interface de la marque avec la direction de la caravane du Tour et aussi recevoir des partenaires VIP pour la journée. Un mix de marketing, logistique et communication.

« J’ai vécu quelque chose d’extraordinaire. Une aventure hors du quotidien avec quelques moments durs, un voyage fatigant mais ponctué de relations humaines très fortes parce que la caravane apporte du bonheur. »

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[ Des étés pleins d’anecdotes et plus encore ]

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Tous ont en tête des moments forts, des aventures personnelles drôles ou émouvantes vécues sur le Tour de France. Aurore se rappelle les multiples défis relevés avec sa pilote belge Perrine et précise :

« Pour une normande et une belge, pas toujours si simple de se comprendre et cela nous a valu de nombreux fous rires !  Travailler et vivre non-stop avec une équipe pendant un mois, ça créé des liens, c’est une expérience hors normes. »

Jean-Baptiste n’avait pas beaucoup voyagé avant cette expérience et garde bien des souvenirs visuels et olfactifs des régions découvertes. Ce côté nature l’a marqué, tout comme le trajet aventureux de la dernière journée :

« la veille de l’arrivée sur les Champs Elysées, nous étions au Mont Ventoux, dans un décor lunaire. Il a fallu rejoindre la capitale en un temps record. La route était longue mais le voyage enivrant. »

En 5 ans, Emmanuelle a connu bien des aventures. Elle retient cette année où le circuit s’effectuait en camping-car, sans halte à l’hôtel le soir. A l’arrivée d’une étape par 40°, léger problème d’intendance et plus d’eau pour prendre sa douche ! Solidaires, des conducteurs d’une autre équipe ont placé deux semi-remorques en quinconce et installé une douche de fortune à l’abri des regards, alimentée avec l’eau de la douche solaire d’une autre marque… Pour l’humilité et le partage, cette fana de vélo se rappelle un soir où l’équipe FDJ logeait tout près, « Je suis allée demander à voir leurs vélos. Voyant ma passion, le technicien a appelé l’un des coureurs vedettes, Sandy Casar, qui est venu tout simplement me dédicacer son maillot. »

Alexandre évoque le côté colonie de vacances de l’aventure, la découverte du didgeridoo grâce au spot audio de Roadsign. Marlène se rappelle la popularité de la caravane auprès des nombreux spectateurs australiens présents sur le Tour. L’un d’entre eux a lancé dans le véhicule un petit kangourou en peluche qui a fait bien du chemin depuis…Aujourd’hui, Marlène et Alexandre sont les heureux parents d’une petite fille dont le doudou est une peluche kangourou ! 

« On peut parler d’un bébé Roadsign, ça reste le point de départ de notre rencontre… » 

[ Roadsigners un jour, Roadsigners toujours ]

Tous ces jeunes gens ont rejoint notre caravane grâce à leur goût pour le sport, le marketing et la communication. Cette expérience a forgé des liens entre les adultes qu’ils sont devenus et Roadsign. Pour certains, l’aventure s’est même prolongée au-delà du Tour. Aurore a postulé auprès de Roger Carthrew, fondateur de la marque, et effectué son stage de Master à ses côtés en Australie.

« Un stage révélateur et une rencontre inspirante à l’origine de ma spécialisation en social media et de mon envie d’entreprendre. » Elle dirige aujourd’hui sa propre agence de communication spécialisée dans les réseaux sociaux. Le bush, Uluru et la culture aborigène la passionnent et « Roadsign occupe une place toute particulière dans mon cœur » dit-elle.

Ce passage dans la caravane Roadsign a conforté Jean-Baptiste dans son envie de devenir réalisateur « pour mettre en valeur des gens à la philosophie de vie singulière, qui prônent un monde plus respectueux de l’environnement. » Prônant le retour à l’essentiel et la simplicité, il a depuis réalisé de nombreux reportages sur ce thème pour la télévision.

Marlène affirme que l’expérience l’a aidée à entrer en licence management de l’événementiel tandis qu’Alexandre confirme que sa rencontre avec Jérôme Lollier et Roadsign lui a permis d’acquérir des compétences très utiles par la suite. « On adore voyager. On a vécu une année au Canada et on ne désespère pas d’aller en Australie. » 

Emmanuelle confirme que son rôle dans la caravane Roadsign lui a été utile sur les dossiers évènementiels dans une première carrière de consultante en marketing et communication. Aujourd’hui professeur en IUT, il lui arrive d’utiliser des moments vécus sur le tour pour illustrer son propos. Elle résume sa relation avec Roadsign en parlant de culture positive, de tempérament combattif et d’humanisme.

Vous comprenez pourquoi nous gardons un souvenir fort de la caravane du Tour de France ?

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