Techniques de survie (ou simple retour aux sources)

Aujourd’hui, on vous invite à un rendez-vous un peu spécial où il faudra être à la hauteur, une rencontre unique avec celle à qui l’espèce humaine doit tout : la nature. Sauvage, forestière ou désertique, froide, tempérée ou tropicale, elle a tant de visages que l’on croit connaître… Pourtant, en milieu naturel, même à quelques kilomètres de chez nous, l’aventure peut se révéler difficile voire cruelle si l’on ne s’y prépare pas…

[ Hakuna matata : pas de problèmes, que des ]

Se rapprocher de la nature, vouloir explorer de nouveaux territoires, c’est tendance. A l’heure où Koh-Lanta et Mike Horn font recette, la plupart d’entre nous se limitent à quelques escapades en montagne ou en forêt. Mais la randonnée devient un périple désagréable quand, totalement perdu, le stress vous gagne. Le moindre bruit évoque une créature sauvage et vous comprenez brusquement ce que signifie être sans abri alors que la nuit arrive… Même si les seuls monstres que vous croisez sont de sautillants lapins, il va falloir vous débrouiller. C’est le moment de se rappeler ce sketch évoquant une île lointaine où un touriste raconte « la nature est hostile… là-bas, faut des cuissardes, pas des rangers… parce que les scorpions, ça dort dans les rangers… après la première piqure, je chaussais du 82 ». Gardons le sourire.

L’immersion en milieu naturel ne sera qu’émerveillement si vous savez vous y préparer en toute humilité, en évitant quelques erreurs comme ne pas tracer préalablement sa route, partir sans prévenir ou ne pas prévoir de vêtements et d’équipements adaptés (sac étanche, boussole, carte, couteaux, couverture, trousse de premier secours, lampe frontale, etc…). Lorsque l’on se perd, les bases de la survie consistent à :

> Choisir des points de repères comme une colline, une rivière, des arbres et surtout ne pas avancer au hasard

> Construire un abri

> Se soucier de trouver de l’eau (la nourriture viendra après)

> Savoir allumer un feu avec les moyens à disposition

> Savoir se signaler, appeler à l’aide (sans téléphone)

[ Il en faut peu pour être heureux ]

… savoir se satisfaire du nécessaire. Et, en milieu naturel, les éléments vitaux par excellence sont l’hydratation et la protection. Passer plusieurs jours sans manger reste possible mais rester 72 heures sans boire peut être fatal. Notre touriste évoqué plus haut avouait aussi « J’ai perdu 12 kg. C’est de ma faute, j’ai bu de l’eau… ». Le tristement célèbre mot « turista » viendrait-il de son ignorance ? L’eau – qu’elle provienne d’une plante ou d’un point d’eau naturel – devra impérativement être filtrée avant d’être consommée. A défaut de pouvoir la faire bouillir, avoir emporté quelques pastilles de traitement chimique et un filtre vous aidera. De simples mouchoirs en tissu ou filtres à café en papier pourraient faire l’affaire.

Se protéger en milieu naturel, c’est avoir un abri et du feu. Tente légère, hamac ou tarp s’adapteront à tous types de terrains. Brindilles, mousse et feuillages ou votre couverture de survie placée au sol isoleront l’abri de l’humidité. Reste à emporter quelques cordes et à savoir faire des nœuds solides que vous pourrez aussi défaire sans y passer la journée… même si vous n’êtes pas très habile de vos mains, le nœud de chaise semble tout indiqué. Cet abri de fortune vous protègera des écarts de températures, des moustiques, de la pluie et vous permettra de dormir pour rester d’attaque.

On arrive enfin au feu… un sujet brûlant et probablement le moins aisé à intégrer. Résumons : il sert à purifier l’eau et cuire la nourriture, à vous réchauffer, vous éclairer et à éloigner les animaux sauvages. Après avoir rassemblé le bois nécessaire, il faudra l’installer à distance raisonnable de votre abri mais assez loin de la végétation. Vous penserez surement à emporter des allumettes ou un briquet pour embraser les quelques écorces, herbes sèches ou lichen qui serviront d’amadou. Si ce n’est pas le cas, il existe d’autres méthodes comme la friction énergique de morceaux de bois secs qui produira la première braise. Une pierre frappée sur une lame d’acier peut aussi produire des étincelles et au soleil, une loupe placée au-dessus de l’amadou suffira au départ de feu. Il vous faudra ensuite disposer des branches sèches en croix au-dessus de la braise. Evidemment, ces conseils seront inutiles en cas de pluies torrentielles…

Au chapitre « nourriture », la durée de votre épopée déterminera vos besoins. Si des baies et autres végétaux peuvent vous apporter les nutriments nécessaires, il faudra d’abord vous assurer qu’ils sont comestibles. Si le séjour se prolonge malgré tout, peut-être deviendrez-vous chasseur, pêcheur…

On ne parle pas ici de survivalisme, de Bug Out Bag (Bob) ni d’opérations Commando, simplement de Précautions. La mise en œuvre des techniques de survie variera selon que vous arpentez des régions glacées, une forêt de conifères ou un désert brûlant. Pourtant, les principes de base resteront les mêmes. L’anticipation, l’humilité seront garantes de votre survie quoiqu’il arrive (et il ne va probablement rien vous arriver ☺). Loin des caméras et d’une extrême exposition médiatique, vous profiterez sereinement d’une nature préservée, en toute simplicité.

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